Archive for the ‘Tourisme responsable’ Category

La Journée mondiale du tourisme


2011
09.29

Le mardi 27 septembre a eu lieu, comme chaque année depuis 1980, la journée mondiale du tourisme organisée par l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT). Le thème choisi cette année était le « Rapprochement des cultures » et la ville d’Assouan en Egypte a été la ville hôte de cet évènement. Le choix de cette ville n’est bien entendu pas un hasard, l’Egypte étant un grand lieu d’interaction entre les peuples et son histoire étant très riche.

Il est vrai que les flux touristiques dans le monde se sont considérablement accrus et la tendance continue avec 1,6 milliards de touristes prévus à l’horizon 2020 (selon l’OMT) pour environ 940 millions en 2010. Cette croissance soulève de nombreuses questions: « La Journée mondiale du tourisme nous offre l’occasion de réfléchir sur l’importance que revêt le tourisme pour le bien-être de l’humanité. Lorsque nous voyageons, dialoguons avec les autres cultures et célébrons la diversité humaine. En cette journée, rendons hommage au tourisme, qui joue un rôle moteur pour édifier un monde plus tolérant, plus ouvert et plus uni » explique Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU.

C’est donc le rôle de cette journée de nous rappeler que le tourisme est une formidable opportunité pour les pays réceptifs et donc ne doit pas se faire aux dépens des populations accueillantes. « Le message transmis à l’occasion de cette Journée mondiale du Tourisme est que, grâce au tourisme, des millions de personnes d’origines culturelles différentes vont se retrouver côte à côte dans le monde entier comme jamais auparavant, » avait également déclaré le secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai. Cet immense flux touristique mondial permet un brassage des populations totalement inédit, avec tout ce que cela peut avoir de déstabilisant pour certains pays. Mais c’est avant tout une ouverture sur le monde incroyable et la possibilité de découvrir la richesse de l’inconnu.

Bien que les cérémonies officielles aient eu lieu à Assouan, des évènements ont animé cette journée un peu partout dans le monde. A Tunis, une journée d’information a été organisée pour mettre en valeur le site archéologique d’Oudhna. En Côte d’Ivoire, la célébration de cette journée a été organisée à la cour royale d’Abengourou. Quant à l’OMT, elle a organisé un concours de photos. Les 5 gagnantes sont présentées dans cet article.

Le tourisme est en effet un lien entre les populations et chacun peut y gagner si cette élimination des barrières se fait dans une compréhension mutuelle et le respect de la culture de l’autre. C’est le message que l’OMT essaye de faire passer depuis quelques années, tout en dénonçant les travers du tourisme. L’organisation montre de nouvelles pistes telles que le tourisme responsable et le tourisme solidaire. Le tourisme a des impacts environnementaux, sociaux, économiques, politiques et culturels qu’il est impossible de négliger.

Rendez-vous le 1er Juin prochain pour la Journée mondiale pour un tourisme responsable !

A Andamarca, le tourisme responsable favorise le développement local


2011
08.19

A Andamarca, village des Andes péruviennes situé à 3546 mètres d’altitude, le tourisme se développe grâce à des associations humanitaires.  Fort de ses 3500 habitants, ce village perché dans les montagnes vit aujourd’hui principalement de l’agriculture, notamment du maïs et de la pomme de terre. C’est donc un enjeu de taille qui se joue sur place. Comment développer le tourisme local et enrichir le village tout en conservant ses valeurs culturelles et historiques?

Ce défi, relevé par l’association Essec Développement International,  se réalisera notamment via la restauration d’un chemin Inca, avec un double objectif : un objectif culturel, puisque les techniques utilisées pour le construire seront les mêmes qu’au temps des incas, mais également pratique dans la mesure où ce chemin sera utile aux habitants du village (transport des marchandises et du bétail).

Les missions locales poursuivent par ailleurs l’octroie de microcrédits à des projets favorisant le développement du tourisme. De cette façon, cinq chambres d’hôtes ont d’ores et déjà été créées pour les futurs visiteurs! A cette initiative ont suivi l’ouverture d’une pharmacie, le lancement d’un négoce d’apiculture et d’un atelier de fabrication d’articles en corne de vaches, et enfin la construction d’un enclos pour le bétail dans la puna.

Ces missions visent par conséquent à mettre en valeur le patrimoine historique et culturel de ce village, tout en positionnant le tourisme responsable comme vecteur de développement local. Il est vrai que les paysages à cette altitude sont magnifiques et cette nature ne pourra que ravir le voyageur en quête d’absolu.

Clotilde (ESSEC)

Pour plus d’informations consultez le site Essec Live : http://www.esseclive.com/edi-kitchua/mission-perou/014285-Le-village-dAndamarca.htm

Pour découvrir nos voyages d’aventure responsables au Pérou, consultez le site de Green Aventure.

Chez les éleveurs nomades affectés par le Dzüud


2010
09.24

La Mongolie est un pays fascinant par bien des aspects et paradoxal. Un pays qui s’est enrichi sur ses réserves minérales et sur la laine cachemire. Mais un pays dont la transition entre le dirigisme soviétique et le libéralisme incontrôlé a affecté une frange fragile de la population qui se retrouve livrée à elle-même.

Les éleveurs nomades tentent encore de perpétuer la tradition mais pour combien de temps encore. La ville malgré ses dangers reste encore souvent le recours pour ceux qui ont tout perdu.

Durant l’hiver 2010, une grande partie de la Mongolie a été frappée par un phénomène climatique rare mais récurrent : le Dzüud. Les températures abyssalement négatives ont frappé de plein fouet les petits éleveurs nomades, décimant le bétail : leur seul capital. Voyager à leur rencontre, comprendre leur mode de vie souvent difficile dans des paysages fascinants mais rudes m’a fait prendre conscience de la nécessité d’agir par des programmes de développement sur le long terme.

Le tourisme responsable et durable qui se développe en Mongolie (ne serait-ce que par l’immense potentiel qu’offre ce pays en terme de trek, de paysages, de nature et de rencontres humaines) est aussi une solution pour diversifier l’économie de ce pays, apporter d’autres débouchés aux éleveurs pour éviter qu’ils aillent grossir les rangs des candidats à l’exode vers les (bidon)villes sinistres d’UlaanBaatar…

Fabrice Carbonne - Responsable Programme - Action Contre la Faim

Pour en savoir plus sur les expéditions nomades en Mongolie, consultez le site Green Aventure.