Green Aventure et le tourisme responsable
Première agence en ligne entièrement dédiée aux voyages d’aventure responsables, Green Aventure souhaite offrir une alternative au tourisme de masse en proposant de découvrir le monde à travers des activités sportives, culturelles et scientifiques.
Dans cette optique, Green Aventure s’est entouré de partenaires d’exception, notamment sélectionnés pour leur implication dans la préservation des espaces naturels, la dynamique de leurs actions socioculturelles et le respect de l’équité économique locale.
Néanmoins, parcourir le monde et sortir des sentiers battus peut avoir un prix non négligeable pour l’environnement. Chaque mode de transport génère en effet une «empreinte carbone» via l’émission directe ou indirecte de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre (GES).
Confirmant son implication dans le tourisme durable, Green Aventure se lance dans deux nouvelles initiatives :
- Promotion systématique du transport ferroviaire pour dès trajets inférieurs à 1500 kilomètres
- Compensation à 100% des émissions de CO2 générées par les vols moyen et long courriers
Green Aventure utilisant ses fonds propres pour l’investissement au sein du projet d’efficacité énergétique, la compensation carbone n’engendre aucun surcoût pour le voyageur.
A – Empreinte carbone des transports aériens
Qu’est-ce que l’empreinte carbone?
On appelle “empreinte carbone” la mesure du volume de CO2 émis par la combustion d’énergies fossiles (énergie produite à partir de pétrole, de charbon ou de gaz naturel), par les entreprises ou les êtres vivants.
L’empreinte carbone des transports aériens
Le transport aérien représente aujourd’hui près de 2% des émissions de CO2 issues de l’utilisation d’énergies fossiles (13% des émissions de GES toutes sources de transport confondues) et pourrait atteindre 3% en 2050.
B – Modalités de compensation de l’empreinte carbone
Qu’est-ce que la compensation carbone?
Dans le système de compensation carbone volontaire, le climat mondial est appréhendé dans sa globalité. Un volume de GES émis dans un pays peut être « compensé » par un projet énergétique permettant de réduire un volume équivalent de GES dans un autre pays. La compensation carbone s’organise en 4 étapes :
- Calcul de l’empreinte carbone
- Recommandations visant à réduire les émissions
- Achat d’unités carbone issues d’un projet énergétique
- Suivi et contrôle du projet énergétique
Calcul de l’empreinte carbone
L’évaluation de l’empreinte carbone des vols moyen et long courriers se base sur la méthodologie Bilan Carbone® de l’ADEME reprise par le calculateur du programme Action Carbone de la fondation GoodPlanet, présidée par Yann Arthus-Bertrand.
Recommandations visant à réduire ces émissions
Le transport ferroviaire émet en moyenne 40 fois moins de CO2 que le transport aérien (par kilomètre passager). Par conséquent, dans le cas de trajets inférieurs à 1500 kilomètres (pour lesquels l’avion n’est pas l’unique moyen de transport), Green Aventure orientera systématiquement le choix d’un transport par voie ferroviaire auprès de ses clients.
Achat d’unités carbone issues d’un projet d’efficacité énergétique
Chaque année, Green Aventure proposera à ses clients de choisir le projet bénéficiaire de la compensation, parmi une sélection de projets communautaires et associatifs de réductions d’émissions de CO2, dans les pays en voie de développement (construction de réservoirs à biogaz en Inde, valorisation de déchets en compost à Madagascar, etc.)
Le montant reversé au projet sera égal à la valorisation financière de l’empreinte carbone générée par les transports aériens sur l’année écoulée. Cette valorisation financière sera calculée selon une équivalence de 20 € par tonne de CO2 émise.
Suivi et contrôle du projet énergétique
Green Aventure mettra à disposition de chacun de ses clients un compte rendu semestriel sur l’avancement du projet d’efficacité énergétique. Ce compte rendu spécifiera l’économie réalisée en terme d’émission de CO2, permise par l’exploitation d’énergies renouvelables.
C – Projet d’efficacité énergétique sélectionné pour l’année 2010 / 2011
FABRICATION ET DIFFUSION DE CUISEURS SOLAIRES EN BOLIVIE
Le projet a pour objectif de diffuser des cuiseurs solaires dans quatre régions de l’ouest de la Bolivie. Ces cuiseurs permettent de satisfaire les besoins énergétiques en cuisson de plus de 2000 familles bénéficiaires en remplacement de combustibles comme le bois, le gaz ou le kérosène.
Le projet est actuellement en cours de validation au Gold Standard, un label internationalement reconnu garantissant la qualité des projets de compensation carbone.
Partenaire
L’association Bolivia Inti – Sud Soleil intervient depuis 10 ans sur le thème de la cuisson solaire et écologique, en mettant « le soleil au service du développement ». Depuis 1999, elle a permis la fabrication de près de 10000 cuiseurs solaires dans les Andes (Bolivie, Pérou, Chili, Argentine). Son action porte également sur la sensibilisation des pays du Nord au problème d’accès à l’énergie dans les pays du Sud, et à la réduction de notre empreinte écologique.
Contexte et descriptif
L’énergie solaire est l’énergie la mieux répartie dans le monde, elle est propre, renouvelable et facilement accessible. Dans les zones bénéficiant d’un fort ensoleillement, elle constitue une alternative concrète à l’utilisation d’énergies fossiles.
Par conséquent, Bolivia Inti promeut depuis 1999 l’utilisation domestique de l’énergie solaire à travers une technologie simple et efficace : le cuiseur solaire. En Bolivie, le projet se développe précisément dans les régions de La Paz, Potosi, Oruro et Cochabamba.
La formation initiale des bénéficiaires ainsi qu’un suivi régulier de ces derniers fait partie intégrante de l’activité de Bolivia Inti. La diffusion des cuiseurs se fait au travers de l’organisation d’ateliers de quatre jours, où une vingtaine de bénéficiaires construisent eux-mêmes leurs cuiseurs et apprennent s’en servir. Les familles sont ensuite régulièrement suivies, dans le cadre d’enquêtes, pour s’assurer de la bonne utilisation des cuiseurs. La construction communautaire, la formation, le suivi et l’assistance aux familles bénéficiaires des cuiseurs contribuent à la pérennité du projet.
Le cuiseur solaire se compose d’un caisson en bois doublé d’une caisse intérieure métallique aux surfaces réfléchissantes ; entre les 2 parois, une isolation est réalisée avec les matériaux localement disponibles (bois, laine de lama pour l’isolation thermique, etc.).
Cet appareil permet d’atteindre des températures de 150 à 200°C, et donne une cuisson homogène et sans risque, qui élimine la nécessité d’une surveillance. Il s’accommode même d’un temps nuageux, sa capacité à garder la chaleur lui permettant de se contenter de 20 minutes de soleil par heure.
Bénéfices environnementaux
- La cuisson solaire se substitue en partie à l’utilisation de bois énergie, permettant de ralentir la déforestation et par conséquent l’érosion des sols;
- Plus de 2 tonnes de bois et/ou environ 60 kg de gaz sont économisés par an et par cuiseur;
- Environ 500 kg de CO2 sont économisés par an par cuiseur;
- La biomasse (herbes et résidus agricoles) reste utilisable en tant qu’engrais naturel pour enrichir le sol.
Bénéfices sociaux
- La cuisson solaire réduit les dépenses de combustible (bois, charbon, gaz, pétrole);
- En zone urbaine, les cuiseurs peuvent permettre le développement de petites activités génératrices de revenus (vente de plats cuisinés par exemple);
- La diffusion de ces équipements se fait de manière participative, puisque chaque bénéficiaire construit lui-même son cuiseur lors d’un stage de formation;
- Les femmes et les enfants sont libérés d’environ 15 heures par semaine de corvée de bois, ils peuvent disposer de ce temps pour l’éducation, la formation et les soins à la famille;
- L’utilisation de cuiseurs solaires améliore considérablement les conditions sanitaires de la cuisine en évitant les fumées des foyers de cuisson traditionnels responsables de maladies oculaires, intestinales (pasteurisation de l’eau dans les cuiseurs) infections respiratoires et autre problème de santé (douleurs au dos causées par le port de lourds fagots de bois).
A ce jour …
En 2010 et 2011, 1000 cuiseurs seront construits, en complément des 1200 déjà diffusés entre 2007 et 2009, ce qui portera à environ 11000 le nombre de personnes bénéficiaires. Les premières études sur le terrain ont permis de finaliser le PDD, afin de le soumettre à la validation du Gold Standard (validation espérée avant fin 2010).
